Tous les outils Outil

Calculer une vitesse de corrosion et la durée de vie résiduelle

Saisissez vos relevés d'épaisseur datés sur un même point de mesure. L'outil calcule les deux vitesses, la marge restante et l'échéance. Il refuse de conclure quand les données ne le permettent pas.

Unité de procédé chimique
Outil

Un seul point de mesure à la fois. Tout se calcule dans votre navigateur : aucune donnée n'est envoyée.

Elle est établie par votre responsable technique ou l'organisme compétent. Cet outil ne la calcule pas : il l'utilise.

Relevés

DateÉpaisseur (mm)Retirer

Pourquoi deux vitesses et pas une

La vitesse long terme se calcule entre le premier et le dernier relevé : elle décrit le comportement de fond et résiste bien à l'incertitude de mesure. La vitesse court terme se calcule entre les deux derniers relevés : elle réagit vite, y compris au bruit.

L'écart entre les deux est le signal utile. Une vitesse court terme nettement supérieure annonce une accélération que la moyenne longue dilue. C'est pour cette raison que l'outil retient la plus défavorable des deux pour estimer l'échéance.

Ce que l'outil refuse de faire

Il ne calcule pas d'échéance sous trois relevés : deux points définissent toujours une droite, et la pente obtenue peut n'être qu'un artefact de mesure. Il signale les épaisseurs en hausse au lieu de les lisser : le métal ne repousse pas, une remontée indique un point différent, une technique différente ou une erreur de saisie.

Il ne remplace enfin aucune décision : l'aptitude au service et la requalification restent des actes engageant une signature. Pour la méthode complète, voir calculer une vitesse de corrosion et estimer la durée de vie résiduelle.

Définition

La vitesse de corrosion est la perte d'épaisseur rapportée au temps sur un point de mesure repéré, exprimée en millimètres par an. Deux vitesses se calculent sur les mêmes relevés : la vitesse long terme, entre le premier relevé fiable et le dernier, qui décrit le comportement de fond ; la vitesse court terme, entre les deux dernières campagnes, qui capte le régime actuel et révèle une accélération que la moyenne dilue. La règle est de retenir la plus défavorable des deux pour estimer une échéance, et d'examiner l'équipement dès que la court terme dépasse nettement la long terme. Une vitesse porte toujours sur un point, jamais sur un équipement entier.

Formule

Vitesse de corrosion = (épaisseur1 - épaisseur2) / (date2 - date1), en mm par an, épaisseur1 étant le relevé le plus ancien et épaisseur2 le plus récent, sur un même point de mesure. Durée de vie résiduelle = (épaisseur actuelle - épaisseur minimale admissible) / vitesse retenue. L'épaisseur minimale admissible n'est pas produite par l'outil : elle relève du responsable technique ou de l'organisme habilité et sert de donnée d'entrée.

Comment utiliser cet outil

  1. Réunir des relevés datés pris sur le même point repéré, avec son identifiant stable : comparer des minima de campagne issus de points différents ne produit rien d'exploitable.
  2. Disposer d'au moins trois campagnes : deux valeurs définissent toujours une droite, et la pente obtenue peut n'être qu'un artefact de mesure.
  3. Calculer les deux vitesses, long terme entre le premier et le dernier relevé, court terme entre les deux dernières campagnes, et les afficher côte à côte.
  4. Retenir la plus défavorable des deux, et vérifier avant de conclure quand l'écart est important : changement de technique, point mal apparié ou erreur de saisie viennent souvent avant l'accélération réelle.
  5. Appliquer une marge au résultat et le confronter au plan d'inspection : la durée obtenue cale un calendrier, elle ne remplace ni la périodicité réglementaire ni le jugement de l'inspecteur.

Exemple

Sur le point A d'une tuyauterie, l'épaisseur relevée est de 12,0 mm en 2019 et de 10,5 mm en 2024. La vitesse long terme vaut (12,0 - 10,5) / (2024 - 2019) = 1,5 / 5 = 0,30 mm par an. Avec une épaisseur minimale admissible de 8,0 mm, la marge restante est de 10,5 - 8,0 = 2,5 mm, soit 2,5 / 0,30 = 8,3 ans, environ 8 ans à ce rythme. Si une campagne intermédiaire de 2022 donnait 11,4 mm, la vitesse court terme serait (11,4 - 10,5) / 2 = 0,45 mm par an, et la même marge ne couvrirait plus que 2,5 / 0,45 = 5,6 ans. C'est cette seconde valeur, la plus défavorable, qu'il faut retenir.

Références

Questions fréquentes

Faut-il retenir la vitesse long terme ou court terme ?

La plus défavorable des deux. La vitesse long terme lisse l'histoire de l'équipement, la vitesse court terme capte ce qui se passe en ce moment, et c'est elle qui alerte quand un procédé a changé.

Combien de relevés faut-il ?

Trois au minimum pour une estimation défendable. Avec deux points, l'incertitude de mesure se confond avec la dégradation.

La durée obtenue est-elle une durée de vie ?

Non. C'est le temps qu'il reste avant d'atteindre l'épaisseur minimale admissible si la dégradation se poursuit au même rythme. Une extrapolation, pas une prévision, et encore moins une autorisation d'exploiter.

Accompagnement

Des systèmes d'IA sur mesure pour l'industrie

Des agents qui exploitent vos données et prolongent vos outils. Conçus et exécutés chez vous, hors réseau.

Voir Assets 4.0