Calcul de la périodicité de contrôle d’un équipement industriel
L'intervalle avant la prochaine inspection périodique, ou la requalification d'un équipement sous pression, se calcule à partir de la marge restante et de la vitesse de dégradation, puis se plafonne par le texte applicable. L'outil fait les deux, signale le texte qui commande, et refuse de conclure quand la méthode ne s'applique pas.
Tout se calcule dans votre navigateur. Le résultat est un plafond, pas une autorisation : l'arrêté du 20 novembre 2017 demande que l'inspection ait lieu « aussi souvent que nécessaire » et impose de réduire ces périodes si l'état de l'équipement le justifie.
L'équipement
Ce que vous avez mesuré
Ce que vaut ce que vous savez
Ce que le calcul ne voit pas
D'où viennent les plafonds
Les échéances de 2, 4 et 10 ans viennent de l'arrêté du 20 novembre 2017 relatif au suivi en service des équipements sous pression, articles 15 et 18. Celles des réservoirs viennent de l'arrêté du 3 octobre 2010, article 29. Celles du levage de l'arrêté du 1er mars 2004, article 23. Les relèvements à 5, 6 et 7 ans supposent un plan d'inspection établi selon un guide professionnel approuvé et validé par un organisme habilité.
Pour les tuyauteries sous pression et pour les équipements hors du champ de la pression, aucun texte ne fixe de périodicité. L'outil le dit au lieu d'afficher un chiffre qui n'existe pas.
Comment se calcule l'intervalle
La vie résiduelle vaut la marge restante divisée par la vitesse de dégradation. Elle est ensuite multipliée par une fraction, la moitié dans le cas courant, et par un facteur de confiance compris entre 0,5 et 1 qui reflète la qualité de ce que vous savez de l'équipement : nombre d'inspections antérieures, qualité des données et des méthodes, résultats obtenus, réparations effectuées.
L'intervalle retenu est le plus court entre ce calcul et le plafond applicable.
Ce que cet outil ne calcule pas
Il ne traite que l'amincissement. La corrosion localisée, la fissuration, la fatigue et le fluage ne se déduisent pas d'une épaisseur, et l'outil le signale plutôt que de produire un chiffre trompeur.
Il ne calcule aucun risque sanitaire. Une fissure de deux dixièmes de millimètre sur une tour de séchage est mécaniquement insignifiante et peut être sanitairement majeure. Le lien passe par la criticité du défaut au regard du produit, pas par la marge d'épaisseur.
Il ne dit rien de l'étendue ni de la localisation des contrôles. Une inspection à la bonne date au mauvais endroit ne détecte rien.
Le raisonnement complet est développé dans l'article sur la périodicité de contrôle, avec les références des textes cités.
Définition
La périodicité de contrôle est l'intervalle entre deux vérifications réglementaires d'un équipement. Pour les équipements sous pression, l'arrêté du 20 novembre 2017 fixe des échéances maximales : l'inspection périodique surveille l'aptitude au service, la requalification périodique atteste à nouveau cette aptitude sous le contrôle d'un organisme habilité. Ces plafonds se réduisent si l'état de l'équipement le justifie.
Formule
Échéance calculée = (épaisseur actuelle - épaisseur minimale admissible) / vitesse de corrosion. Le résultat, la durée de vie résiduelle, est ensuite multiplié par un facteur de confiance compris entre 0,5 et 1 selon la qualité des données, puis plafonné par la périodicité réglementaire applicable. Variables : épaisseurs en mm, vitesse de corrosion en mm par an.
Comment utiliser cet outil
- Vérifier d'abord le plafond réglementaire applicable : pour un équipement sous pression, l'arrêté du 20 novembre 2017 fixe l'inspection périodique et la requalification (dix ans en principe, six ans si le fluide est toxique ou corrosif, trois ans pour certains fluides agressifs).
- Calculer la durée de vie résiduelle section par section, à partir des relevés d'épaisseur datés et de la vitesse de corrosion la plus pénalisante.
- Appliquer un facteur de confiance entre 0,5 et 1 selon le nombre d'inspections antérieures, la qualité des données et l'historique de l'équipement.
- Retenir l'intervalle le plus court entre la valeur calculée et le plafond réglementaire, et resserrer davantage si un mécanisme localisé ou un doute sur l'intégrité l'impose.
- Documenter la justification : sans historique exploitable, aucun allongement d'intervalle n'est défendable en audit.
Exemple
Un récipient présente une épaisseur actuelle de 12 mm et une épaisseur minimale admissible de 8 mm. La vitesse de corrosion retenue est de 0,25 mm par an. La durée de vie résiduelle vaut (12 - 8) / 0,25 = 16 ans. Avec un facteur de confiance de 0,5, l'échéance tombe à 8 ans. Le plafond réglementaire de requalification étant de dix ans, on retient la valeur la plus courte : 8 ans.
Références
Questions fréquentes
Quel facteur de sécurité retenir ?
L'outil ne le décide pas : il vient de votre plan d'inspection et de la politique du site. Un facteur de 2 revient à programmer le contrôle à la moitié du temps calculé, ce qui laisse de la place à l'incertitude de mesure et à une accélération de la dégradation.
Pourquoi le résultat est-il parfois plafonné ?
Parce qu'une périodicité réglementaire ou contractuelle s'impose au calcul. Si le calcul autorise huit ans et que la périodicité en impose quatre, l'échéance est de quatre ans : le calcul ne remplace jamais une obligation.
Que faire si la vitesse récente est plus forte que la vitesse de fond ?
Retenir la plus défavorable pour l'échéance, et traiter l'écart comme un signal : changement de produit, de température, de régime, ou point de mesure qui a bougé. Une accélération non expliquée se resserre, elle ne se moyenne pas.
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